interview pour AP (09/2010)

New York – Lorsqu’elle travaillait sur la livre final de sa trilogie « The Hunger Games », Suzanne Collins a découvert que sa vie avait changée.


 « J’ai commencé à recevoir des appels de personnes que je ne connaissais pas, sur le numéro de ma maison, qui était à cette époque dans les listes, nous n’avions pas pensé à cela. » explique Suzanne Collins, mère de 2 enfants, ayant 48 ans et vivant avec son mari dans la partie rurale du Connecticut.

 « Soudainement, il y a eu ce changement. Rien de vraiment menaçant n’est arrivé, mais c’est votre maison et vous voulez que ce soit un lieu privés. Je pense que cela a été le point où je me suis dit « oh, quelque chose de différent est en train d’arriver maintenant ». 

Avec la sortie de « Mockingjay », qui démarre directement au top des ventes, Suzanne Collins est une célébrité. Peut-être pas celle que vous reconnaissez dans le rue, mais celle dont on connait le nom et aimé par des millions de lecteurs, jeunes et adultes. Sa gloire n’est pas arrivée grâce à des magiciens ou des vampires, mais dans son portrait brutal et dystopic de l’avenir dans lequel les jeunes sont forcés de se battre à mort pour un jeu télévisé.


L’inspiration, comme un appel téléphonique soudain, a commencé à la maison. Il y a quelques années, Suzanne Collins surfait sur les chaînes Tv tard dans la nuit et elle s’est retrouvée a commuté entre un programme de tv réalité et les actualités sur la guerre en Irak. Les images floues dans son esprit. Elle s’est demandé si d’autres téléspectateur pourraient vu la même chose.  

 « Nous avons tant de programme qui sortent rien que pour nous tout le temps. » dit-elle. « Est-ce trop ? Devenons nous totalement insensible à ce qui se passe à l’extérieure ? … Je ne peux pas croire qu’une partie de ce que l’on nous montre n’arrive pas. »


The Hunger Games sont relaté pour une héroïne adolescente et rebelle, Katniss Everdeen. La saga « The Hunger Games » («Hunger Games », « L’embrasement » et « Mockingjay ») est aussi une histoire sur l’honneur et le courage que l’on a dans les pires périodes, comme Suzanne Collins le not, l’honneur et le courage peuvent être au final tout ce qu’il nous reste. L’histoire commence par Katniss s’offrant en tribut pour les Hunger Games  à la place de sa petite sœur. Durant le roman, elle apprend aussi des choses sur l’amour. Suzanne Collins nous offre un triangle amoureux romantique autour de Katniss avec ses nobles prétendants, Peeta et Gale. Ce triangle a divisé les lecteurs qui forment des teams comme pour Twilight.

Les sources de Suzanne Collins sont bien plus profondes que la télé. Elle cite le mythe grec de Thésée et le Minotaure, dans lequel 7 garçons et 7 filles sont sacrifiés pour garder le coffre-fort d’Athènes. Elle s’est aussi inspirée de « Spartacus » , le film épique mettant en vedette Kirk Douglas comme l’esclave romain indocile et la bibliographie de Plutarque.


L’histoire de « The Hunger Games » se passe dans un pays du nom de Panem, que l’on peut retrouver dans l’expression romaine, « panem et circenses », que l’on peut traduire par du pain et des jeux (les cirques). [note de la traductrice – A l’époque romain, une grande partie de la population meurt de faim, pour éviter les soulèvements, les dirigeants tels que César offre un peu de pain mais surtout des jeux du cirque au peuple. Calmant ainsi temporairement les esprits. Les récits expliquent que César avait l’habitude de dire « Donnez-leur des jeux et du pain ! ». Pour lui, le bonheur du peuple était aussi simple que ça.]

 « Je l’ai suivie durant une longue période. Elle  est un des auteurs qui a réussi à faire lire mon fils le plus vieux, donc j’ai une dette personnelle envers elle. » dit Rick Riordon, l’auteur du très célèbre « Percy Jackson » et de la prochaine saga « Les Héros de l’Olympe » qui parle de la culture grecque ancienne.

 « Je pense qu’elle fait un travail merveilleux en mélangeant de l’action de qualité avec des personnages forts et de l’humour. Elle fournit vraiment aux lecteurs tout ce qu’ils recherchent comme expérience en tournant les pages. Elle est juste un auteur magistral. » 

 

Suzanne Collins a été interviewé il y a peu aux bureaux de Scholastic, ses long cheveux blonds séparés au milieu, elle porte un pendentif avec l’icône des « Hunger Games », un hybride aux ailes d’or – un mockingjay- saisissant une flèche dans son bec. Elle parle avec prudence délibéré et passion lorsqu’il s’agit de clarifier ou expliquer des sujets. Elle est un conteur qui recherche avec ses livres pas seulement la distraction mais aussi la provocation. Les jeunes sont ses lecteurs idéaux.

 « Je pense qu’il y a un malaise distinct dans le pays avec l’enfance », dit Suzanne Collins, tout en citant l’économie et les guerres en Irak et Afghanistan. « Les histoires dystopiques sont des lieux ou vous pouvez finir les scénarios dans votre tête, vous pouvez y voir vos ennuis et voir ce qui pourrait sortir d’eux. Et, avec un bon espoir, une jeune personne, avec les possibilités de l’avenir qui l’attend peut penser aux moyens de détourner les choses. »

Suzanne Collins est la fille d’un officier de carrière dans l’armée de l’air. Elle a vécu dans le monde entier étant enfant, de New York à Bruxelles. Son père lui lisait les mythes grecs dès son plus jeune âge. Son père a servi au Viêtnam et a enseigner ensuite l’histoire, aux étudiants universitaires mais aussi à sa propre famille.

 « Je crois qu’il a senti qu’il avait une grande responsabilité et que cela était urgent d’instruire ses enfants sur le sujet de la guerre » explique Suzanne Collins. « Il nous emmenait fréquemment dans des endroits rappelant la guerre, des monuments de guerre ou des champs de bataille. Il nous racontait la guerre. C’était une expérience très complète avec un véritable guide. Ainsi nous avons grandi en entendant essentiellement parler de la guerre. »

Suzanne Collins a terminé ses études à l’Université d’Indiana avec un double « major » en théatre et en télécommunication et un master en écriture dramatique à l’Université de New York. Elle a travaillé sur plusieurs programmes pour enfants, y compris "Clarissa Explains It All" et "Little Bear."  Son travail a été remarqué par "Generation O!". C’est le créateur James Proimos qui l’a embauché comme auteur principal. Ils sont devenus de bons amis et il lui a suggéré d’écrire des livres.

 « Elle ressemblait à un auteur de livres, c’était dans sa personnalité. Elle avait aussi le style et l’esprit d’une romancière. » dit Proimos qui à lui écrit et illustré plusieurs livres d’enfants. « Je lui disais qu’on ne pouvait pas faire de la tv pour toujours, c’est une activité de jeunes. Alors qu’avec les livres, vous pouvez commencer lentement mais le faire tout le reste de votre vie. »

 

Suzanne Collins a alors commencé à travailler sur ce qui deviendra sa première série en 5 tomes « Underland Chronicles ». Elle a aimé l’idée de reprendre l’histoire d’Alice au pays des merveilles et de lui donner un cadre urbain, ou vous avez échoué dans un trou d’homme au lieu d’un terrier de lapin. Proimos lui suggère de rentrer en contact avec son agent, Rosemary B. Stimola des studios littéraires Stimola. Après une entrevu sur le roman, Stimola lui demande de proposer un chapitre.

 « En toute honnêteté, j’ai su en lisant le premier paraphe que j’avais un auteur très doué en face de moi » dit Stimola, qui représente encore à ce jour Suzanne Collins. « Cela arrive comme ça parfois. Dès le premier paragraphe, elle a établi un personnage dont j’avais envie de savoir plus. Elle a réalisé une histoire et des sentiments qui m’ont touché au cœur. »

Suzanne Collins voit ses livres comme des variations d’histoire de guerre. La série « Underland », représente 5 aspects différents des conflits : le sauvetage d’un prisonnier de guerre, un assassinat, des armes biologiques, le génocide et l’utilisation des services secrets militaires. « The Hunger Games », la série met en avant la « guerre inutile » et la « guerre nécessaire », quand la rébellion armée est le seul choix.

 « Si nous présentons aux enfants ces idées plus tôt, nous pourrions obtenir un dialogue plus tôt sur le thème de la guerre et probablement cela nous mènerait vers plus de solutions. » explique Suzanne Collins. « J’estime juste qu’il n’y a pas assez de discussion, ce n’est pas la voie qui devrait être prise. Je pense que cela est inconfortable pour le peuple. Il n’est pas agréable d’en parler. Je sais d’expérience que nous sommes tous capables  de comprendre et de traiter les informations et ce dès le plus jeune âge. »

Source

 

Traduction : H.G.eu

 

 

1 vote. Moyenne 5.00 sur 5.

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×